Un père qui quitte le « navire », une mère fragile qui se retranche derrière les médicaments et l’alcool, deux adolescents perdus, voilà un univers qui fait perdre tout repère à ces deux jeunes ados happés par le tourbillon de la folie, de la violence, qui n’ont plus ni règle, ni valeurs, ni foi ni loi et qui avancent comme ils peuvent à tâtons, dans une vie difficile à accepter. Henri tente de rester lucide pour trois. Le fardeau est lourd mais il peut encore s’accrocher à l’amour trop fusionnel que sa mère lui porte.Mia, elle, n’a rien à quoi se raccrocher, même tuer lui semble normal. Elle ne sait plus faire la part des choses tant son domaine affectif est lacunaire.Pas d’amour, pas de conscience, pas de sentiment de culpabilité, pas de remord, pas de regrets, un rapport à la vie et à la mort qui fait froid dans le dos et qui laisse cette question en suspens : Notre héritage affectif a-t-il à ce point un tel impact sur nos actes ? |